2009 : rien ne va. Vous êtes coincé chez vous à cause de la pluie qui s'abat à torrent contre vos carreaux ou de peur d'être contaminé par le virus de la grippe ? Vautré sur votre canapé, vous zappez entre les infos de Pujadas et Le Grand Journal, histoire de voir ce que Grincheux a encore inventé pour vous tenir au courant, tout en espérant désespérément que Denisot vous annonce la sortie du nouvel album de Muse ?
Pas de panique, il y a certainement quelque chose qui peut encore vous sauver : du rock, du bon, du vrai, celui de trois artistes de talent auxquels vous n'avez sans doute pu échapper ces derniers temps... Pas de fausse joie pourtant : non, il ne s'agit pas de votre groupe fétiche, mais d'un tout nouveau bijou qui pourrait bien le devenir !
3 garçons, 3 copains, 3 musiciens. Un batteur, un guitariste-chanteur et un bassiste. Mais point de Matthew Bellamy, de Christopher Wolstenholme ou autre Dominic Howard, on vous l'aura assez répété.
Leur nom de scène ? Sharp, en anglais « dièse » (indication musicale) ou encore « tranchant », à la manière de la naissance du groupe dans le monde du rock.
En effet, habitués à jouer en petit comité dans la « Sharp Room » -pièce spécialement aménagée pour leurs répétitions chez Albert Cavender, batteur du groupe- les Sharp deviennent de plus en plus populaires et prisés, si bien qu'en à peine quelques semaines, leur compte facebook comptabilise plus de 150 admirateurs, tous réunis dans un rayon de quelques kilomètres seulement autour de la ville natale du groupe. Leur premier « vrai concert », comme il se plaisent à le nommer, aura lieu le 6 juin 2009 et est déjà complet, et si d'autres sont en prévision, nous n'avons pu soutirer aucune information aux 3 concernés : dans les règles de l'art, tant qu'ils ne sont pas organisés au millimètre près, tout doit rester secret !
Mais alors, pourquoi un tel engouement pour ces 3 adolescents venus de nulle part ?
Tout d'abord, il faut savoir que Sharp, c'est avant tout un « moment de détente entre copains » ( dixit Nicolas Allard, guitariste-chanteur du groupe au physique et au talent qui ne sont pas sans rappeler ceux du célèbre Matthew Bellamy, leader incontestable de Muse, influence certaine de nos 3 amis). Et si « Sharp » a aujourd'hui pris une telle ampleur, c'est toujours rapport au côté « humain », « chaleureux » et « pas prétentieux pour deux sous » de ses musiciens, qui ont toujours su conserver d'excellentes relations avec leur entourage : « Y a pas à dire, le bouche à oreille, ça paie » déclare le bassiste Thomas Desqueyroux, un sourire bienveillant aux lèvres, censé remercier tous les proches qui les ont soutenus et les soutiennent encore jusqu'à présent.
Enfin, incontestablement, Sharp, ça plaît. De Muse (vous l'aurez compris) en passant par les Arctic Monkeys, ou encore ACDC, la palette musicale du groupe s'étend d'un bout à l'autre de l'univers rock, tout en conciliant toujours mélodie et énergie pour faire monter en vous l'adrénaline, en attente d'une subtile explosion de bien-être, un peu comme une sucrerie enchante votre palais. Et si, pour l'instant, la plupart de leur répertoire ne compte que des reprises, leur premier morceau « Infusion » est bien parti pour s'élever au rang des titres rock inoubliables de ce nouveau siècle, tout comme le groupe en lui-même, véritable phénomène de l'année 2009 qui, si tôt après sa création, n'a de cesse de déchaîner les foules, et les passions.
Alors, ne vous morfondez plus dans votre salon. Oubliez les guignols qui nous gouvernent et mettez Muse de côté le temps d'un été : essayez donc Sharp, résurrection garantie !
